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Des éléments structurels de toute théorie du complot

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J'avais commencé à faire un billet sur la moralité ou l'amoralité de la main de Thierry Henry. Mais une discussion m'a donné l'occasion d'écrire quelque chose sur la question des théories du complot, au sens large. J'imagine que bon nombre d'articles, de thèses ou d'ouvrages ont été écrit sur ce sujet, dans le cadre de la sociologie des légendes urbaines, de la psychologie sociale de la paranoïa, etc... Et j'avoue humblement que je ne les connais pas (enfin, pas très bien).

Ce que j'aimerais faire ici, c'est proposer une approche philosophique de la chose, qui invoque un certain nombre de ces courants, mais en se limitant toutefois à repérer des éléments structurels qui fonctionnent à chaque fois qu'un discours du type "on nous cache tout, on nous dit rien" est énoncé. Philosophique au sens où je m’attacherai surtout à repérer des structures argumentatives communes, et à montrer leur faiblesse rationnelle.


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La juste mesure

La première chose qui s'offre à l'homme, quand il regarde, c'est son corps, c'est à dire une certaine portion de matière qui lui est propre. Mais pour comprendre ce qu'elle est, il faut qu'il la compare avec tout ce qui est au dessus de lui, et tout ce qui est au dessous, afin de reconnaître ses justes bornes.

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Cercle de dons...

Un jour un ami, un cousin, ou une autre connaissance vient vous voir, et vous parle à demi-mot d'une rencontre qu'il a lui-même fait, avec un ami, un cousin, ou une autre connaissance, et selon laquelle cette personne serait entrée dans un cercle, permettant en y investissant une certaine somme d'argent, d'octupler sa mise de départ, à la condition de trouver à son tour deux autres personnes prêtes à investir... C'est ainsi, bien souvent auréolé d'une nimbe de mystère et d'argent facile à gagner, que la tentation d'y participer se répand de manière virale...



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Moustache

J'avais fait il y a quelques temps un billet des plus sérieux sur le rôle de la moustache dans la pensée des grands hommes. Celui-ci se verra parfaitement complété, pour ceux (et je sais qu'ils sont nombreux) que l'incroyable et néanmoins fort étrange extension pileuse intéresse, par le site suivant. (enfin, pas suivant du coup)...

 

Petit frère deviendra grand

little brother

De l'envers de la médaille du réseau... (ou comment faire un billet dont la longueur des notes outrepasse celle du billet lui-même)



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Les règles de l'art


Pierre Pinoncelli. Le penchieur.

 

        En 1917, Marcel Duchamp signe de son patronyme une simple pissotière, sous la plume de R. Mutt, et élève ainsi l'objet courant, par simple décret, au rang d'oeuvre d'art, selon le principe du ready-made. L'original est égaré, mais subsistent huit de ses copies -que les spécialistes nomment « multiples »-, réalisées en 1964, dont l'une réside au centre Pompidou. En 2006, L'artiste et performer de 77 ans, Pierre Pinoncelli, pénètre dans le musée, et ébrèche l'oeuvre de plusieurs coups de marteau. Pour cet acte qu'il juge de vandalisme, le centre Pompidou lui réclame 200 000 euros de dommages et intérêts. Par delà son caractère anecdotique, on peut se poser la question de savoir si, littéralement, Pierre Pinoncelli avait le droit de commettre un tel acte. Du point de vue de la stricte légalité, l'artiste a en effet ébréché une oeuvre évaluée à environ 3 millions d'euros. Du point de vue de la légitimité, c'est-à-dire la légalité interne au geste artistique, il renoue avec l'acte dada initial inauguré par Duchamp, comme ce geste jubilatoire consistant à ériger n'importe quel objet au statut sacré d'oeuvre d'art, et par voie de conséquence à reléguer implicitement n'importe quelle oeuvre d'art au rang de simple objet. De ce point de vue, Pinoncelli avait le droit de perpétrer le geste iconoclaste et mutiler la pissotière, au nom de la pissotière elle-même!
        On a souvent tendance à considérer l'activité artistique comme une mise en demeure de la règle, pratique subversive. Néanmoins, l'exemple de la pissotière ébréchée indique que si l'on peut considérer que Pierre Pinoncelli avait le droit de perpétuer son geste, ou tout au moins la légitimité, c'est qu'une certain nombre de règles ou normes, internes et plus ou moins explicites, viennent la codifier... C'est cette question que je me propose d'esquisser ici, en reprenant une leçon rédigée pour la préparation à l'agrégation. Elle tombe du coup sous le double désavantage d'être d'une part, pour cette raison, un peu -trop- formelle, et d'autre part de ne pas avoir été menée à son terme, par manque de temps. Je comptais faire une dernière partie passant de la question de la règle à celle de la norme, en m'appuyant sur différents écrits de Bourdieu, de manière à souligner notamment comment la pratique artistique s'enracine dans un certain nombre de normes, dont la fonction même passe souvent inaperçue, sans avoir eu la possibilité de le faire... C'est cette esquisse de réflexion, inachevée, que l'on pourra lire ici...



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Oz

    Pour le lecteur non averti, il eut été possible de penser qu'avec un tel titre, ce billet invoqua le magicien éponyme, ou bien encore -penché uniquement sur la sonorité- que son contenu évoqua quelque exhortation à l'impudeur... Point de référence à l'ensorceleur ici, pas plus que d'invitation à l'indécence, te dis-je ami lecteur, mais bien plutôt une petite présentation de l'excellente série qui porte ce nom. Elle date certes un peu, mais reste furieusement contemporaine. C'est à cela que l'on discerne les oeuvres de grandeur : la patine du temps glisse sur elles comme papa dans maman -comme le disait mon grand père...

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Caaacaaa (2)

    Il y a des entités étranges, qui peuvent prendre différentes formes, produire en celui qui est à leur contact d'inquiétantes sensations... Mais peu d'entre elles arrivent à la hauteur de celle qui, homonyme du crochet avec lequel la belle au bois dormant s'ensommeille, ou bien encore de celui à qui l'on accole parfois le mot horaire, usurpe leur nom légitime. Ami, tu l'auras compris, je parle ici de l'ignoble, de l'abject et répugant fuseau...

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Bienvenue dans la vie.com...

   Sur la loi DADVSI... Outch, j'ai mal à mon fondement...

    Amis des libertés informatiques, des logiciels libres, du téléchargement légal par p2p, vous qui aimez écouter des mp3 achetés légalement sur votre ipod, vous qui aimez regarder des dvd sous linux, ripper vos cds sur votre ordinateur, à partir de ce week-end, vous êtes dans l'illégalité et passible de 300 000 € d'amende et de 3 ans de prison...

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La question de la propriété...

A propos de la fermeture des sites de partage...


"Placés aux deux extrémités du monde moral, le sauvage et le penseur ont également horreur de la propriété."
Honoré de Balzac, La peau de Chagrin.

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Mimes anti-personnels...

Situation intenable, il fallait bien, un jour où l'autre, que quelqu'un se lève et mette le poing en l'air afin de crier à la face du monde la difficile vérité... 



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Georges Rousse. Illusions.

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World jump day

Si tous les cons du monde...

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La fatwa de l'ayatollah Julien ou ''beati pauperes spiritu''

Les "petit plaisirs de la vie"... Ami des Delerm père et fils, ami d'Amélie Poulain, ami des chanteurs trentenaires qui parlent de leur vie, toi qui aime l'accordéon et le goût doucereux de l'enfance, passe ton chemin... Si malgré tout tu désires découvrir les mauvaises raisons pour lesquelles tu aimes tout cela, alors lis donc ce qui suit...

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La chanson qui rend amoureux...

Avec des vrais bouts de petits Lu dedans...

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Trois essais pour une tentative d'explication sur le rôle de la moustache dans la pensée des grands hommes...

Il fallait bien que quelqu'un en parle...

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Aaaaand the winner is...

Qui sera le plus malin?

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Parlez vous l'humain?

un robot chatteur...

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Positivons...

Comme je le disais il y a peu, faire un blog n'est rien qu'un truc d'égoïste, c'est MON blog, c'est MOI qui y écrit, venez lire MES phrases pleines de mots. Le blog tourne autour de mon nombril comme les petit poissons autour de rien du tout dans l'aquarium. Et c'est ça qui est bon (que ce soit égoîste hein, pas les poissons. Bien que certains poissons soient fort gouteux... Mais là n'est pas la question)

Mais si ce procédé fort sympathique permet de faire partager aux autres ce que l'on n'aime pas (voir par là), il possède également l'avantage de leur communiquer ce que l'on aime. Bien que ce soit tout de suite un petit peu moins marrant (parce que tout de même, on a beau dire, mais critiquer est une activité bien poilante), faire acte de positivité dans ses écrits peut avoir un intérêt non négligeable. En premier lieu, on travaille son image, on paraît tout de suite plus sympathique, la positiv'atitioude fait jeune et frais, c'est bien connu. En deuxième lieu, on évite de passer pour un type aigri et revenu de tout, bref, quelqu'un qui fait chier son monde, et qui critique parce qu'il est un créateur frustré (On fait de la critique quand on ne peut pas faire de l'art, de même qu'on se met mouchard quand on ne peut pas être soldat. disais Flaubert). Et enfin, puisque nous en sommes à ce point, faire acte de positivité permet de ne plus être uniquement les deux pieds dans la réaction, mais d'en mettre un dans la création (ne vous inquiétez pas, il parait que ça porte bonheur quand c'est le gauche). Bref, "agir et ne pas réagir" aurait dit en substance notre ami Nietzsche du haut de sa moustache, s'il était encore parmi nous et n'avait pas fini dans un asile (à ce propos je ferai, je crois, un jour, un billet sur les grands hommes moustachus. Tant de grands penseurs et écrivains étaient affublés d'une moustache que ça ne peut pas être qu'un coïncidence)

Arrivé à ce point, toute la difficulté consiste à ne pas sombrer dans la démagogie non plus, à ne pas donner au lecteur exactement ce qu'il attend, réussir à le surprendre tout de même, essayer de lui brosser le poil, non pas dans le bon sens, mais un peu de travers, afin que, tel le chat à la fourrure légèrement mal peignée, il ne retombe pas si facilement que cela sur ses quatres pattes (si si, cherchez bien, cette phrase à un sens). C'est pourquoi je ne vous entrediendrai ici ni de la beauté diaphane et immaculée de certaines fleurs bourgeonnant au printemps, ni de la douceur du soleil sur ma peau marbrée, ni d'Amélie Poulain (gniark gniark). Je ne vous parlerai pas non plus de ces belles petites choses qui font que, finalement, la différence entre disneyland et la réalité n'est pas si grande. Vous n'entendrez parler dans ce billet ni de premières gorgées de bières et autres petits plaisirs, ni d'écureils débonnaires balladant gaiement dans la forêt. Et non, tout ça serait trop facile, en plus de n'être que très peu intéressant.

On le voit donc, produire quelque chose ici n'a rien de simple. Il faut toujours naviguer entre ces deux écueils que sont la critique frustrée et le sentimentalisme naïf, sous peine de s'échouer lamentablement contre l'un d'eux.

Non, moi ce dont je voulais vous parler, ou plutôt ce dont j'ai déja commencé à parler -et presque fini d'ailleurs-, ce sont les mots. (Remarquez le caractère performatif de ce billet, qui fait ce qu'il dit en même temps qu'il le dit, ce qui est bien pratique, car cela permet de le finir en beauté sans avoir à s'épancher trop longuement)
Oui, je dois l'avouer, à mon grand dam, j'aime bien les mots... J'aime bien les mots parce qu'il y a plein de lettres dedans. Peu de discrimination chez moi à leur encontre, qu'il soient gros ou d'esprit, tard ou tôt, les mots divins, les mots devins, les mots dits, les mots tus, les doux, les assassins, les piquants, les mots rares, les mots précieux, les premiers mots sont pour moi début et fin des maux...

 

- jeux de mot pourri sensuré -

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