Bon, ce blog ne daignant pas rendre l'âme, je me dois, pélerin du net, de le nourrir du feu de mes mots avant qu'il ne périsse pour de bon. Dieu que ce je dis est beau! J'avais prévu de vous parler de publicité et de plein d'autres choses très sérieuses et finalement très chiantes...

A la place, je vais plutôt vous entretenir de quelque chose de plus doux que du velours côtelé et plus sexuel qu'une apparition de Béatrice Schonberg au journal de 13h00, entre le fromage et le dessert. Sentant ton souffle qui devient court, lecteur ou lectrice de ce blog, à la seule évocation de cette beauté cathodique, je m'en vais te titiller du bout de mes mots. Et lorsque tu sortiras de cette lecture, c'est haletant que tu courras te procurer la chanson qui rend amoureux...

si tu as moins de 18 ans, clic ici, sinon mets toi à l'aise et baisse les yeux vers la suite de ce texte...

Car en effet, il en est de certains morceaux de musique comme de certains petits Lu... Oubliés au fond d'un placard, le petit gateau dont la boîte est mal refermée se ramollit, il perd de sa saveur, il devient fade. Et quand on retrouve le contenant, au fond, derrière les soupes en poudre et la conserve de flageolets, tout emoustillé d'avoir quelque chose à se mettre sous la dent, la déception est grande tant le goût du petit Lu, déja plutôt neutre à l'origine, se fait évanescent. Qui n 'a jamais vécu l'impression de manger un bout de carton mou en machant un petit Lu ne connait que peu de chose en ce bas-monde... Et puis il y a le petit Lu dont la boîte a bien été refermé, le dernier petit garçon a en avoir avalé un a pris soin de replier le haut du paquet sur lui-même, formant avec le carton d'emballage une fermeture hermétique, garantissant dans le futur à la sucrerie sa saveur présente...

Basculons, avec cette métaphore en tête, du côté de la musique populaire des années 70... Combien de petit Lu ramollis ont été commis dans cette décennie? Combien de toute la musique que j'aime, combien de plastik Bertrand, combien, oui, combien? Parmis les Michel Sardou, les Poppys, et autres Julio Iglesias (remarquez l'extrême malhonneteté et la bien claire mauvaise foi dans ces choix, qui ne sont pas le moins du monde représentatifs de l'incroyable effervescence musicale mondiale de cette époque, mais bon, c'est un procédé réthorique comme un autre hein...), on trouve un morceau brûlant, chaud et désespéré, à donner des bouffées de chaleur à la moindre bonne soeur. Un petit Lu sucré et plein de saveur.

Je rêve d'un jour d'été où tous les hauts parleurs de toutes le villes le feraient hurler, on verrait alors une salutaire marée humaine se déverser dans les rues, les habits s'arracheraient avec le désespoir joyeux d'une fin de monde, et tout ne serait que stupre et luxure, les corps se fondraient les uns aux autres sur le rythme de cette basse grasse, les râles de bonheur se confondraient avec cette voix soul qui semble avoir été esclave trop longtemps. Et dans cette symphonie, on entendrait en écho comme le grand rire noir et vivant d'un corps trop longtemps enfermé, un cri trop longtemps retenu...

En attendant cette orgie libératrice, prends donc, mon cher lecteur, le temps de t'organiser cela chez toi, en amoureux, avec l'élu(e)(s) de ton coeur/corps, (ou bien tout seul... Si tu n'es pas attirant, tu ne peux t'en prendre qu'à toi même)...
Allume quelques bougies, sers un verre de vin, les fenêtres sont ouvertes, et un léger vent d'été vient balayer le reste de stress de ta journée, offrant un contraste idéal avec la chaleur de la nuit qui tombe... Se fait entendre, comme venant du fond des âges, le bourdon d'une basse. Doucement d'abord, il se fait plus précis, et s'ajoute à lui le claquement d'une caisse claire. Le rythme, calme et obstiné, fait songer à celui des saisons, de la nature qui s'étends à la manière d'un corps sur un drap, et qui reprend les droits qu'elle semble n'avoir jamais perdu.
Ca y est, tout autour de vous c'est cette mélodie qui règne, la mélodie de la chanson qui rend amoureux

(oui, je m'arrête là, et te laisse imaginer le reste.... Et oui, ce n'est qu'un extrait du morceau que l'on peut écouter, mais mettre le morceau entier est illégal, et ça, ce n'est vraiment pas mon genre ma bonne dame........)