Il est de ces douces après-midi, où le coeur léger, l'on se promène nonchalament dans un quelconque parc d'une quelconque ville, ou sur une esplanade sur laquelle la lumière est à peine agréablement assombrie par une rangée de platanes protecteurs. De ces douces journées lors desquelles, l'esprit en fête, le badaud flânant ne se doute pas que, au bout du parc, au détour d'un chemin, se cache tout prêt à agresser son regard, l'une des entités les plus absurdes, que dis-je, les plus néfastes que ce bas monde ait jamais porté. Aveuglé par la candeur du moment, le vadrouilleur vaque gaiement à sa marche dominicale, sans se douter que non loin rôde l'innommable danger. La légère brise qui caresse sa nuque semble murmurer pourtant que point de souci n'est à même de faire frémir l'eau calme qui figure l'esprit sereint de l'ingénu musardeur. Ses pas se suivent l'un après l'autre, comme mus par la cohérente régularité de celui qui traverse la vie, impavide. Autour de lui, la Nature n'est que fêtes et abandons : courent les écureuils débonnaires, gazouillent les pinsons, chuchotent les canetons à la poursuite maladroite de leur mère, volettent les moucherons à la recherche d'une fleur à butiner joyeusement, les végétaux eux-même, pris dans ce charmant tourbillon, semblent hurler de bonheur le grand OUI A LA VIE qui est une évidence à qui ne fait qu'un avec elle...
     Plus dure sera la chute...
     En effet, tout à ses délicieuses considérations, le vadrouilleur s'y voit brusquement arraché lorsque, comme un coup au visage, il aperçoit l'ignoble, le répugnant, l'infâme, l'odieux et répugnant mime. Tout de blanc peint, comme un ange vengeur, le sordide et vil personnage clownesque, débordant d'écoeurantes mimiques, fait mine tour à tour d'être étonné, naïf, apeuré, gentil, serviable, statique, mouvant, réprobateur... Le gai quidam, qui n'en demandait pas tant, et à vrai dire rien du tout, se voit bien malgré lui enrôlé dans cette douteuse entreprise. Sa réprobation à l'endroit de l'impoli personnage n'y fait rien, le déferlement de bons sentiments submerge l'infortuné qui demeure, terrifié, incapable de se défendre. Le mime ignominieux poursuit pourtant tant et plus son effroyable dessein, enfant, femme, homme, animal, rien n'échappe à son emprise, point de compassion chez cette abjecte personne. Tout en lui semble clamer avec kitsch : "regarde comme je suis touchant, j'ai l'air pur dans mon manteau immaculé, soit attendri par moi, ho ho que mes gestes et mon attitude son émouvants, mon regard doux n'est qu'innocence et pureté. Je te veux du bien, comme j'en veux au monde et au vivant dans son ensemble. Aime moi, ingénu que je suis..." Tout en lui ammène à le croire...
     Le mime est à l'homme sain ce qu'une journée sur la plage en plein mois de Juillet est à un albinos allemand... C'est pourquoi je propose qu'on étrangle avec ses propres boyaux, du verre pilé dans la bouche et de la cire à bougie dans les orbites, non seulement tout mime, mais de plus chaque personne désireuse de l'être un jour, de même que tout ceux qui connaissent, où ont dans leur famille, l'un de ces néfastes individus...









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     Afin de ramener joie et détente après la douloureuse description qui précède, j'ai concocté un petit jeu qui, je l'espère rendra au lecteur le sourire volé par ce cauchemardesque mime... Il s'agit de trouver les rébus dissimulés à même les différentes photos qui suivent. Le ou les gagnant(s) (qui découvriront les 5 expressions cachées) se verront recevoir le kit anti-mime© conçu et testé (avec de nombreux succès) par mes soins :






1.                   2.

3.     4.    
         
5.

Pour de plus amples informations, je ne peux que vous renvoyer à l'incontournable : I hate mimes club...