Titre : Weeds

Réalisateur : Jenji Kohan

musique : Little Boxes, interprétée à chaque épisode par différents artistes

année : 2005

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Je trouve pas mal celui-ci (la série étant elle-même plutôt excellente, elle passe sur HBO, comme la plupart des séries présentées ici d'ailleurs), le montage fondé sur des répétitions (établissement de la ville-champignon par le clonage de maison qui ressemblent fort à des maison-témoins, passage de working-men anonymes et tous habillés sur le même modèle, etc...) souligne assez bien, et de manière plutôt ironique, la critique de la société consumériste que la série elle-même se propose de mettre à mal. Le thème du clone y est fortement présent, et ce n'est d'ailleurs pas un hasard si la chanson de générique est à chaque fois interprétée par un artiste différent. Toujours la même, et pourtant toujours distincte de son occurrence précédente, il y a là une assez belle illustration de ce que je disais plus haut à propos du générique lui-même : conserver l'unité dans la diversité, donner à voir l'esprit de la série, englobant et collant à tous les épisodes possibles... Bref, on rejoint cette idée du fonctionnement métaphorique du générique. Ici, aucun plan n'est tiré d'un épisode de la série elle-même, mais le tout est plutôt emblématique du ton adopté par celle-ci. C'est bien la fonction de tout générique me direz-vous (et vous auriez tort de vous en priver), mais je trouve que celui-ci est particulièrement abstrait au regard de la série elle-même, raison pour laquelle je trouvais intéressant de le mettre ici...





Titre : The Sopranos

Réalisateur : Digital Kitchen

musique : Chosen One Remix, de Woke Up This Morning par Alabama 3

année : 1999

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Série absolument indispensable, souvent comparée à Twin Peaks, quant à la qualité de la réalisation (il faut voir le dernier épisode, qui est un chef-d'œuvre absolu de montage, où la mise en scène et la réalisation constituent un véritable discours pictural, sont ce qui fait sens en premier lieu, avant même la narration scénaristique elle-même, magistral). Générique créé par le studio Digital Kitchen, qui décidément a produit pas mal de petits bijoux, comme on va le voir. Je ne suis pas un fan absolu de celui-ci, mais je le trouve assez intéressant en cela qu'il éclaire bien cette dimension introductive que je citais, que doit assumer tout générique. On est littéralement dans la voiture de Tony Soprano, qui nous fait sortir du Lincoln Tunnel et avec qui ont fait un bout de route jusqu'à chez lui. Ambiance définitivement citadine ou urbaine (Où l'on peut reconnaître des éléments spécifiques au New-Jersey, lieu principal de la série, pour, des dires mêmes du réalisateur, distinguer la série des autres productions dramatiques du même genre, qui se passent toujours à New-York), et où la fin du voyage se termine devant le perron de la grande maison de Tony Soprano, qui sent le fric à plein nez. Moins abstrait que le précédent, celui-ci est déjà plus en prise direct avec les épisodes eux-mêmes, on y croise des endroits que l'on retrouvera souvent (la boucherie Satriale,etc), mais surement plus introductif. On passe de l'extérieur à l'intérieur, en compagnie du "héros" qui lui-même rentre chez lui. A noter que l'on peut voir une image des tours du World Trade Center dans le rétroviseur, au moment où l'on quitte le tunnel. Après les attentats, et au début de la 4e saison, ce plan est effacé...





Titre : Rome

Réalisateur : John Milius, William J. MacDonald et Bruno Heller

musique : Jeff Beal

année : 2005

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Assez beau générique également, qui mélange avec bonheur prises de vue réelles et dessins en 2-D. Là encore, usage métaphorique du générique, qui montre une Rome incroyablement reconstituée (les décors sont absolument dingues, et vont de pair avec une précision historique assez époustouflante, dans la série elle-même), et notamment l'usage de tags, que la culture urbaine a reprise à son compte quelques 2000 ans plus tard, qui se mêlent assez harmonieusement avec les prises de vue réelles, donc. J'aime beaucoup la série elle-même, et je dois dire qu'on retrouve assez bien l'ambiance générale dans le générique. On peut noter qu'aucun des deux héros principaux n'y apparaît, mais que c'est bien la ville qui est au centre, assez loin des représentations communes que l'on en a : assez crade, pleine de monde, murs tagués, etc...





Titre : Dexter

Réalisateur : Digital Kitchen (générique)

musique : Rolfe Kent

année : 2006

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Impossible de préciser si l'info est la bonne ou non, du coup j'ai mis le nom du réa de la série elle-même, mais je suis presque sûr que les designers de ce générique sont Digital Kitchen (générique), qui sont également à l'origine du plus sublime des génériques que j'ai jamais vu, qui est celui de Six feet under. Ici, comme la série elle-même, la photo est absolument superbe, juste assez saturée pour faire ressortir les rouges, mais pas trop pour ne pas sacrifier à la mode du grand écart dans la balance des couleurs. J'aime beaucoup celui-là, il est composé au millimètre : l'orange sanguine découpée à la manière d'un corps, découpage chirurgical de la viande, oeuf découpé à son tour dans une lame ensanglantée, fil dentaire et lacets évoquent furieusement la strangulation, et l'ombre du T-shirt le thème du double omniprésent dans la série. Pour finir en beauté, un léger sourire en coin, en forme de clin d'oeil, que l'on perçoit à peine, et qui laisse un léger frisson sur l'échine. Totalement suggestif, donc, et qui donne l'identité de la série, là encore, de manière non illustrative. Un vrai travail d'orfèvre.





Titre : Arrête-moi si tu peux

Réalisateur : Florence Deygas et Olivier Kuntzel (générique) ; S. Spielberg (film)

musique : John Williams

année : 2003

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Un générique de film dans cette sélection, mais il devait avoir sa place tant on atteint ici au chef-d'œuvre. Là, tout est parfait. Le son d'abord, est une pure merveille, du grand John Williams, compositeur attitré de Spielberg (c'est à lui que l'on doit tout aussi bien la fameuse musique d'Indiana Johns, ainsi que le non moins fameux *taaan taaan tataan tuom ta taaan toum ta taan*, mais si, Star Wars, l'arrivée de Vador), d'une suavité jazzy parfaitement adéquate, légèrement mystérieuse, rien à dire, la partition parle d'elle-même. La patte visuelle du générique ensuite, inspirée des créations de Saul Bass, séparation de l'espace selon la ligne de mouvement du personnage, au fur et à mesure qu'il avance, style pop 60's légèrement modernisé, bref, un mélange idéal de technique moderne et de dessin traditionnel.





Titre : Six Feet under

Réalisateur : Digital Kitchen (générique)

musique : Thomas Newman

année : 2001

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Celui-ci est en dernier, parce que c'est pour moi l'un des meilleur générique de série (j'hésite à dire, tout court) jamais réalisé (de ceux que j'ai pu voir, bien évidemment). Je me brise une paupière à chaque visionnage, la musique colle parfaitement à l'ambiance visuelle, qui laisse au fond de l'œil je ne sais quelle saveur mi-fantastique, mi-féérique, mi-inquiétante (oui, je sais, ça fait un et demi). Là encore ce n'est nullement illustratif, mais relève d'une ambiance, qui donne la tonalité ou l'Umwelt de la série (Florian, si tu nous regardes, celle là était pour toi). Pour tout dire, juste pour écrire ce billet, j'ai du la regarder 10 fois, au bas mot. Et la fin! Mais que dire de la fin du générique, avec son fameux fondu au blanc (comme tous les fondus de la série), où se dessine le seul élément purement graphique, ce carré blanc qui vient figurer les racines de l'arbre, dont le pied est le lieu exemplaire d'une inhumation. Le tout parvient à rester mystérieux, sans jamais sombrer dans le glauque. C'est d'un bon goût et d'une élégance que j'ai du mal à mettre en mot...

Ici, on peut trouver un espèce de décorticage dudit générique, ça vaut le coup d'oeil...



Edit : Dingue, en faisant des recherches après avoir écrit ce billet, voilà que je suis tombé sur cet article, nommé également l'art du générique. Et le hasard est doublement étonnant, dans la mesure où il parle également de Dexter, et de Catch me if you can... Comme quoi...

J'ai trouvé, sur ce même site, un lien vers un autre qui ma foi a l'air plutôt excellent, et qui présente un grand nombre de réalisateurs de générique...
On pourra également trouver sur ce site, Art of the Title, très complet dédié aux génériques, toutes les infos dont on a besoin, et visionner tous les génériques en question. De plus le design lui-même du site est plutôt vraiment réussi..
Forget the movie, watch the title, est là aussi un site bien complet sur le sujet, à ceci près qu'il me semble qu'il n'est dédié qu'aux génériques de longs-métrages...