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Je redoute en moi-m'aime

Le souvenir qui s'enfuit

C'est multiplier l'oubli

Par l'oubli de lui-même

Déjà les mot me manquent

(Et * aussi) [1] [2]








Notes

[1] Dans la saga scandinave Edda de Snorri, est rapporté que Loki engendra un loup et un serpent. Par la bouche d'un oracle fût affirmé que la naissance de ces monstres signifierait la fin de la Terre. Aussi les dieux forgèrent pour attacher le loup, Fenris, une chaîne constituée de six choses imaginaires :l'haleine du poisson, le bruit des pas du chat, la barbe de la femme, les tendons de l'ours, la racine du rocher et la salive de l'oiseau. Jörmungandr, le serpent, fût quant à lui "jeté à la mer qui entoure la terre et dans la mer il a tellement grandi que maintenant lui aussi entoure la terre et il se mord la queue."

[2] On trouve une présentation de l'Ouroboros -littéralement "celui qui se dévore la queue", nom duquel se servirent les alchimistes par la suite-, dans le Livre des êtres imaginaires, de Borges, Outre la tradition alchimique, on peut en trouver une figure dans le chant XIV de l'Illiade, nous informe l'auteur, et dans la Théogonie d'Hésiode. Il semble également que la tradition islamique ait utilisé cette représentation, comme en témoigne l'image ci-dessus.